vendredi 16 juin 2017

DVD - Les Espiègles - Janis Cimermanis, Evalds Lacis, Maris Brinkmanis (2016)



Avec Les Espiègles, Arte Éditions propose un DVD qui regroupe 4 courts-métrages, avec ou sans paroles, à destination des tout petits à partir de 4 ans environ.

Tissus, bois, cartons et pâte à modeler composent ces personnages et leurs décors. Ajoutez à cela une animation que je suppose être image par image qui n’est pas sans rappeler certaines productions d’autrefois avec un aspect joliment suranné.

Dans Au Temps des moissons, on assiste aux battages dans une ferme. Quoi de plus classique me direz-vous ? Oui mais l’histoire se situe à deux niveaux, celui des fermiers, à la surface, et celui des souris, au sous-sol… Et il s’en passe des choses au sous-sol !

Dans Les Espiègles, un jardinier est aux prises avec une taupe bien décidée à retourner tout son potager… La lutte s’annonce acharnée et propice aux chutes et gags en tous genres qui raviront les plus petits. La lutte devient encore plus âpre quand c’est à un ours en quête de miel que la famille doit faire face… 

Le Garde forestier qui donne son titre au court métrage suivant n’arrive pas contrer un pollueur qui vient régulièrement déverser ses poubelles dans la forêt. Qu’à cela ne tienne, les animaux qui y vivent vont lui donner une bonne leçon…

Enfin dans Les Hérissons en ville, des hérissons aidés d’autres animaux vont retourner à leur avantage l’invasion du béton au dépend de la nature…

L’air de rien, ces petits films sympathiques et amusants permettent aussi de délivrer un message écologique bienvenu à destination des petits. Il n’est jamais trop… tôt pour bien faire !

http://boutique.arte.tv/f11589-espiegles
 
 Cliquez ci-dessous pour voir la bande-annonce :


DVD sorti le 7 février 2017 chez Arte Éditions




Merci à Cinetrafic et Arte Éditions !
 
 
Janis Cimermanis, Evalds Lacis, Maris Brinkmanis
2016 

 

mardi 6 juin 2017

DVD - La Fille du train - Tate Taylor (2016)



La Fille du train, c’est d’abord un roman de Paula Hawkins publié chez Sonatine. Roman que je pensais lire avant de voir le film mais finalement grâce à Cinetrafic il en a été autrement. A part qu’il est question d’un thriller, c’est sans en savoir grand-chose que je suis entré dans cette histoire.

Chaque jour, Rachel Watson prends le train pour aller de New-York vers la banlieue et vice versa. Chaque jour, elle passe et repasse donc devant son ancienne demeure. Celle des jours heureux, quand son mari ne l’avait pas laissé tomber, quand elle était encore heureuse, quand elle n’avait pas encore sombré dans l’alcool.

Le hasard vous joue parfois de drôles de tours… Mais est-ce vraiment le hasard qui la conduit à passer par ici ? Chaque jour, elle observe, son ancien foyer, le voisinage, elle imagine leur vie, s’imagine une autre vie.

Un jour, depuis la fenêtre du train, elle aperçoit la voisine dans les bras d’un autre homme que son mari. Peu de temps après, la jeune femme disparait. Entre errances et mensonges, commence alors pour Rachel une longue descente aux enfers…


Je dois bien reconnaitre que le début du film m’a un peu perdu. Entre les différents personnages, dont deux ravissantes blondes qui se ressemblent et ajoute à la confusion, et les nombreux flashbacks, j’avais un peu de mal à faire la part des choses. Autant dire qu’il faut s’accrocher à son siège pour ne pas perdre le fil et surtout ne pas prendre le train en marche ! Facile, je sais ! ;)

Si ensuite on se laisse vite embarquer par le rythme et l’intrigue vraiment diabolique, là encore on peut regretter les nombreux faux-semblants. On vous montre une scène, un événement mais au final, ce n’est pas vraiment ce qui s’est passé. La mémoire parcellaire de la poivrote de service a bon dos ! Perso, je trouve le procédé un peu agaçant mais force est de reconnaitre que la spirale infernale qui se referme sur Rachel fait froid dans le dos et qu’on a envie de savoir comment tout ça va bien pouvoir se terminer...

Pas un grand film mais un moment sympa. Mention spéciale à Emily Blunt, une fois de plus impeccable, dans un rôle de paumée alcoolique dont elle se tire plutôt bien.




DVD sorti le 1er mars 2017 chez Metropolitan Filmexport






L'avis From the avenue !

Tate Taylor
2016
Avec Emily Blunt, Justin Theroux, Luke Evans, Alison Janney...

mercredi 24 mai 2017

Mommy - Xaver Dolan (2014) - Les blablas du weekend chez manU & Nad (3)



Un caleçon qui sèche, étendu sur un fil à linge. Une femme s’empare d’une pomme. Rouge. Le fruit défendu ? Déjà la voilà, elle apparait, Anne Dorval alias Diane alias D.I.E.
La scène suivante, sa voiture se fait percuter. Elle sort, le front en sang, titubante. 
A peine est-il commencé que le film déjà balance déjà entre douceur et violence alternant les moments beaux et tendres avec les moments tendus à la violence verbale oppressante et à la violence physique latente. C’est un film fort et tellement terrible à la fois… 

Bien vu pour la pomme mon kinG! 
J’trouve que le génie de Dolan se situe là, dans sa capacité à nous faire pivoter d’une extrémité d’émotions à une autre. On se sent déstabilisés, perturbés même, constamment sur le qui-vive, dans l’attente ou l’anticipation de voir ses personnages basculer et nous entraîner dans leur chute. Ils sont intenses, torturés et expressifs, et quel sens de la réplique! On les ressent en perpétuelle crise identitaire et en confrontation. 
Mes auteurs fétiches réunis dans un même film! Tabarnak!!!!!!! (il ne faut pas se gêner pour mettre en valeur cette si belle expression issue du jouale québécois et qu’on doit entendre au bas mot une cinquantaine de fois durant le film. J’en connais un dont les majeurs ont dû frétiller de plaisir!) :D 

Quels sont tes moments préférés ? Moi, j’en ai plusieurs. 
Celui où Steve met un CD avec la chanson de Céline Dion, On ne change pas. Ils se mettent tous à chanter, même Kyla, et à danser. Comme souvent Dolan fait d’une chanson populaire, que certains prendraient plaisir à dénigrer, un moment fort, un moment de communion entre les personnages et les spectateurs. Et puis on a tous des chansons pourries qu’on a plaisir à réécouter, non ? 
Celui où Kyla pète un plomb avec Steve. On la comprend… Suzanne Clément est excellente dans cette scène. Un peu comme cette scène dans Laurence Anyways où elle hurle sur une nana ! J’adore ! 
Celui où tout semble aller mieux enfin et que l’écran s’élargit. La taille de l’image choisit par Dolan contribue largement à l’ambiance oppressante du film. Mais très vite, l’écran se rétrécit à nouveau… 

Hum mes moments préférés, j’en ai plusieurs aussi. J’aurais voulu le revoir pour pouvoir m’en imprégner à nouveau, mais je n’suis pas arrivée à l’trouver, mautadine! Je me souviens pourtant de la scène du caddie et de toutes celles, douloureuses, qui mettent en évidence une relation mère-fils faite de violence, d’incompatibilité à communiquer et de désespoir. Du début à la fin du film on ressent jusqu’au fond de nos tripes la douleur causée par les limites de l’amour maternel et les troubles de l’attachement. Kyla est là pour ramener un peu d’équilibre à travers le chaos. Femme énigmatique, étonnante et mystérieuse, superbement interprétée par Suzanne Clément. 
Il n’en demeure pas moins que ma scène culte est celle sous l’air de « On ne change pas », je pourrais la regarder en boucle!!! Les trois acteurs sont extraordinaires mais Antoine-Olivier Pilon et Anne Dorval sont explosifs de justesse. J’adore le personnage de Steve et l’acteur qui l’incarne, impulsif, sensible, hyperactif, violent, le portrait de l’ado TDAH. Et « Die », la mère dépassée, aussi intense que passionnée, excessive, passant du rire aux larmes, alternance entre amour et révolte. Mon actrice chouchou!!! 

Ah Anne Dorval !!! <3 Impossible de conclure sans ajouter un mot sur elle. Si je trouve les trois acteurs formidables, pour moi elle explose dans Mommy ! 
Des film de Dolan aux Parents en passant par le Cœur a ses raisons, dans des registres donc totalement différents, chaque fois elle me donne des frissons. 
Quel talent ! Quelle est belle ! Quelle est juste ! 
Anne Dorval est une Tabarnak de comédienne, dans un Tabarnak de film, Esprit !!! ;)

   
 On ne change pas
On met juste les costumes d'autres sur soi

On ne change pas

Une veste ne cache qu'un peu de ce qu'on voit

On ne grandit pas

On pousse un peu, tout juste

Le temps d'un rêve, d'un songe

Et les toucher du doigt





L'avis du vieux Bison !




Rendez-vous dans quelques temps pour les prochains blablas de manU et Nad !


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