mercredi 18 octobre 2017

DVD - Fleur de tonnerre - Stéphanie Pillonca (2017)



Une petite fille l’air perdu sur la lande bretonne, comme une fleur singulière au milieu des bruyères. Cette petite fille, c’est Fleur de tonnerre... 

« Moi, c’est Hélène, pas Fleur de tonnerre ! » 

Élevée dans une ferme sur les côtes bretonnes, terres de légendes et de croyances où elle apprend les herbes et les plantes, Hélène est fascinée par l’Ankou, représentation de la mort dans la mythologie de ces contrées.

Hélène devient cuisinière, tant elle fait des miracles avec ce talent qu’elle considère elle-même comme un don. Mais elle ne fait pas seulement des miracles, elle sème aussi la mort sur son passage. Sa mère, sa marraine, une épouse gênante, un vieillard inoffensif et beaucoup d’autres vont être victimes de sa cuisine assaisonnée à…l’arsenic !

Folie ? Possession ? Sorcellerie ? Simple volonté de faire le mal ? Allez savoir… 

« On dirait un p’tit ange du ciel », ou presque ! 



Fleur de tonnerre est le premier film de Stéphanie Pillonca adapté du roman de Jean Teulé inspiré par le sombre destin d’Hélène Jégado, détentrice d’un triste record celui d’être considérée comme la plus grande tueuse en série que la France ait porté. Hélène Jégado, l’empoisonneuse...

N’ayant pas lu le roman, je ne saurai vous dire si son adaptation est fidèle ou non. Quoiqu’il en soit le résultat est vraiment réussi alternant habilement douceur apparente et horreur des situations.

Ajoutez à cela des paysages bretons ayant juste ce qu’il faut d’inquiétants, des décors et des costumes soignés et un joli casting, Déborah François en tête. Les seconds rôles ne sont pas en reste, Catherine Mouchet toujours inquiétante, Christophe Miossec simplement juste ou encore Jean-Claude Drouot impeccable. Par contre Benjamin Biolay, cherchez l’erreur ! Il a l’air de s’ennuyer et de se demander autant que nous ce qu’il est venu faire ici…

Ne loupez pas dans les bonus la première réalisation de Stéphanie Pillonca, un court-métrage intitulé Bocuse, avec une Anémone dans un rôle de mégère acariâtre qui lui va comme une seconde peau… Quant au final, je vous le promets aussi surprenant que…délicieux !


DVD sorti le 12 juin 2017 chez Blaq out : 



 Merci à Cinetrafic et Blaq out !

Stéphanie Pillonca
2017
Avec Déborah François, Benjamin Biolay, Jonathan Zaccaï...

vendredi 6 octobre 2017

Barakamon - Tome 1 - Satsuki YOSHINO



Un manga rafraichissant et plein d’humour, voilà comment je qualifierai Barakamon de Satsuki YOSHINO.

Dans ce premier tome, on découvre le héros Seishu Handa qui est très tôt devenu maître dans l’art délicat de la calligraphie. Mais sa jeunesse, sa beauté et son talent lui monte un peu à la tête. Alors quand à l’occasion d’une exposition consacré à son art un prestigieux conservateur de musée juge son travail « formaté et sans saveur », il pète un plomb et colle illico une droite au vieux grincheux.

Inutile de vous dire que le geste ne passe pas inaperçu, tant dans le milieu que dans sa famille. Son père décide aussi sec de l’envoyer, ou plutôt de l’exiler, sur une petite île pour le moins… rurale ! Isolé du monde et coupé de toute vie sociale, il va pouvoir expier sa faute, réfléchir, s’adonner à son art et s’améliorer encore.

Sauf que, tout ne va pas vraiment se passer comme prévu. Dès son arrivée, il fait la rencontre de Naru, une vraie petite chipie, adorable comme tout mais pas avare en bavardages et en bêtises. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, la maison qui lui est dévolue servait en fait de repères à tous les jeunes du coin et ce n’est pas sa présence qui va les empêcher de continuer à l’occuper. Maitre Handa risque d’avoir un peu de mal à se consacrer à son art…


Jolie surprise que ce manga. Ce n’est pas le dessin qui marque le plus, il est plutôt basique dans le genre manga mais l’intérêt est ailleurs. Ce qui retient surtout l’attention, c’est l’humour et les personnages attachants souvent et « attachiants » tout le temps ! 

Barakamon signifie « avoir la pêche » et nul doute que cette lecture vous donnera la pêche et vous mettra un grand sourire sur les lèvres.  Vite, la suite !


Un grand merci à Nad pour cette amusante découverte ! 
 

ISBN 978 2 35592 449 1
208 pages
2012
7,65€

mercredi 4 octobre 2017

DVD - Brothers of the night - Patric Chiha (2016)



Brothers of the night réalisé par Patric Chiha est censé nous parler de jeunes roms et bulgares qui survivent à Vienne en vendant leur corps alors qu’ils espéraient y trouver la liberté et surtout un avenir…

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, j’ai trouvé ça sans intérêt !

Présenté comme un documentaire dans lequel tous les acteurs jouent leur propre rôle, c’est justement là que le bât blesse à mon sens. On ne se sent ni dans un documentaire, l’ambiance est beaucoup trop artificielle, ni dans une fiction, il n’y a pas vraiment d’enjeu, donc on se demande ce qu’on est en train de regarder, ce qui crée presque une sensation de malaise. Et puis, faire jouer un rôle dans un documentaire, moi ça me dérange !

La réalisation me semble beaucoup trop esthétisante pour atteindre sa vocation documentaire. De plus, les références annoncées à Genet et Fassbinder, je les ai trouvées un peu faciles. Il ne suffit pas de faire porter des costumes de marins à ses acteurs pour faire du Fassbinder même si la référence à Querelle de Brest est évidente.

Je pense que j’aurais largement préféré voir le sujet traité par le biais de la fiction…


DVD sorti le 04 juillet 2017 chez Epicentre films 

 
 

Mon billet sur un autre film de Patric Chiha : Boys like us !
Patric Chiha
2016
Avec...
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